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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Leçons de sociologie sur l'évolution des valeurs. (1922)
Table analytique des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre Célestin Bouglé (1870-1940), Leçons de sociologie sur l'évolution des valeurs (1922). Paris : Armand Colin, 1922, 298 pages. Une édition numérique réalisée par notre inlassable bénévole qui fait un travail exceptionnel, Marcelle Bergeron, professeure retraitée de l'école polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi.
Table analytique des matières

Chapitre I:
Le monde des valeurs.

Le rôle de la philosophie des valeurs Les diverses espèces de valeurs. La valeur est une catégorie universelle capable des applications les plus variées. Table des valeurs et hiérarchie des sentiments. Jugements de réalité et jugements de valeur. En quel sens ceux-ci sont subjectifs. De quelle sorte d'objectivité ils jouissent. Ils traduisent à leur manière des aspirations sociales qui s'imposent.

Chapitre II:
Valeurs et réalités.

Comment peut s'expliquer la « projection» des valeurs. Les valeurs sont des possibilités permanentes de satisfactions. Nous attribuons une valeur aux choses dans la mesure où nous sommes capables de nous représenter les efforts qu'elles ont coûtés, les services qu'elles peuvent rendre. Cette valeur s'accroît d'ailleurs si nous nous représentons l'effet que la chose peut produire sur nos semblables, collaborateurs ou concurrents. Le souvenir des coopérations passées, comme l'espérance des communions futures, facilite la projection des valeurs.

Mais si les jugements de valeurs sont impératifs, c'est en dernière analyse qu'ils sont collectifs. Comment se constitue et comment agit la conscience collective : lot commun d'idées, système de tendances et synthèse sui generis. La foule, l'armée, la nation. En quel sens la société est créatrice d'idéal. Les êtres sociaux ne tendent pas seulement à prolonger leur propre vie ; ils travaillent à rendre possible une vie supérieure. Les valeurs et la vie spirituelle.

Chapitre III:
Valeurs et Éducation.

Une société n'est pas seulement échange de services ou collaboration de forces, mais communion de sentiments. L'unité de race ne suffit pas à assurer cette communion. Il y faut, à chaque génération, une œuvre d'initiation. Insuffisance, d'une part, du dressage mécanique ; d'autre part, de l'instruction purement intellectuelle. Pour faire respecter l'ensemble des valeurs qui constitue la meilleure raison d'être d'une société, des suggestions de sentiments demeurent nécessaires.

Comment cette nécessité peut s'accorder avec les exigences de l'enseignement public, avec les conclusions de la science des mœurs. En quel sens l'étude de l'évolution des valeurs peut éclairer le choix des consciences.

Chapitre IV:
La différenciation des valeurs.

Les valeurs deviennent différentes. Les systèmes qu'elles forment acquièrent une indépendance croissante. La loi de différenciation appliquée aux idées et aux sentiments.

Les caractéristiques de l'état d'esprit du civilisé : il sait ne pas mêler les genres, se placer à des points de vue divers. La recherche de l'harmonie intérieure n'exclut pas ces différences. Pour le primitif, tout « participe » à tout ; les jugements de valeur ne se distinguent guère entre eux, pas plus qu'ils ne se distinguent des jugements de réalité.

La différenciation des valeurs n'implique pas forcément, d'ailleurs, la différenciation des classes. Les groupements qui se constituent pour défendre les diverses catégories de valeurs peuvent s'entrecroiser. Un même individu peut appartenir à des groupements divers. La « complication sociale » limite les effets de la différenciation. La personnalité acquiert une valeur propre.

Chapitre V:
Valeurs, Fins, Moyens.

En quel sens il est légitime de considérer les fins, en sociologie. Contre l'épiphénoménisme. Si l'on peut distinguer les valeurs en valeurs-fins et valeurs-moyens. La loi de transfert. Une même valeur peut être considérée tantôt comme une fin, tantôt comme un moyen.

Une même valeur peut servir de moyen à plusieurs fins. « L'hétérogonie ». Le « polytélisme ». Quel parti en tire la société. La multiplicité des fins qu'un même moyen permet d'atteindre l'aide à résister aux forces de dispersion. La conjonction des valeurs.

Chapitre VI:
Valeurs économiques et valeurs idéales.

Les valeurs économiques sont-elles, elles aussi, choses d'opinion ? Résistance des économistes. Beaucoup d'entre eux voudraient que leur science gardât un caractère mathématique, sinon matériel.

Les postulats de l'économie classique. La matière économique suppose toujours une forme juridique. L'intérêt personnel n'est pas le seul mobile de l'activité économique. Les intérêts collectifs. L'incorporation de l'idéal dans l'intérêt. L'action des milieux sociaux sur les « niveaux de vie ».

En quel sens les abstractions économiques demeurent utiles. Le problème de la bonne gestion. Un monde des valeurs économiques tend, par le progrès même du commerce et de l'industrie, à se constituer à part et vise à l'autonomie. Mais il continue d'être soumis aux réactions de la conscience collective.

Chapitre VII:
Valeurs religieuses et valeurs morales.

L'importance actuelle de la question. Si la morale dérive originellement et dépend essentiellement de la religion. Diversité des réponses. Comment expliquer cette diversité même. Les définitions de la religion. La théorie de Durkheim. Le premier modèle des forces sacrées est dans les forces spéciales qui se dégagent de la communion des consciences. Le but dernier de tous les rites est la régénération morale des groupes. Quels rapports les prescriptions rituelles contiennent originellement avec les impératifs moraux. Il y a pourtant des instincts moraux et même des consignes morales qui ne se rattachent pas aux croyances religieuses. Les obligations qui ne sont pas d'origine religieuse se multiplient avec la civilisation. La laïcisation des droits et des devoirs.

Chapitre VIII:
Valeur et science. Les origines de la technique positive.

Vérité et valeur. La volonté d'être objectif. Comment s'est formé le pouvoir intellectuel. La technique positive se distingue de la technique transcendante. Technique et science. Faut-il supposer une phase antérieure à l'empire des croyances magico-religieuses, où la pensée technique était entièrement libre ?

Les croyances magico-religieuses ne sont pas seulement, en matière technique, des puissances d'inhibition : elles fournissent à l'esprit humain diverses occasions d'acquérir des connaissances positives. Situation intermédiaire de la magie ; en quel sens elle prépare la science. Mais dès les phases primitives, l'homme paraît capable de bâtir, sur les expériences de l'action quotidienne, des inférences raisonnables. Les « germes de positivité ».

Chapitre IX:
Valeur et science (suite). Les origines de la pensée rationnelle

Les idées générales nécessaires au progrès de la science ne seraient-elles pas elles-mêmes en rapport avec les croyances primitives ? Théorie de Durkheim. Comment elle s'oppose à celle de M. Lévy-Bruhl. Les classifications primitives calquées sur les divisions sociales. Concepts et consignes. Comment le sociologisme enrichit l'empirisme. Le milieu social médiateur plastique. La science suppose certaines conventions, une volonté d'harmonie. Cependant les normes logiques ne se laissent pas réduire aux normes pratiques. Sur les accords visés comme sur les moyens employés, l'esprit exerce un contrôle d'un genre particulier quand le souci de la vérité le possède. Nature des choses et nature de l'esprit.

Chapitre X:
Conditions sociales du progrès scientifique.

Si l'autorité religieuse de la société opère le dressage de la raison naissante, la libération de la raison reste un problème : il faut qu'elle soit capable de résister à la pression des traditions religieuses, et même à celle des tendances nationales. Le collectif et l'universel.

Diverses conditions de nature sociale aident à l'élargissement de l'horizon intellectuel. Les réducteurs du mysticisme primitif. L'influence de la multiplication des contacts entre groupes. Les courants de vie internationale.

L'exemple de la Grèce antique. Elle ne connaît ni sacerdoce dominateur ni religion absorbante. L'influence du commerce et des colonies est favorable à la libre recherche. Christianisme et science moderne.

Chapitre XI:
Science et industrie.

Les raisons de l'ascension de la science. « L'âge de l'induction et de l'industrie. » Philosophie matérialiste et philosophie intellectualiste, l'histoire. Influence de la pratique sur la pensée scientifique, des inventions sur les découvertes. Mais le progrès industriel ne s'accélère que par l'action d'une science organisée et autonome. Contre-coups imprévus des découvertes. Nécessité d'une culture scientifique désintéressée.

Chapitre XII:
Science et morale

Diversité des raisons sur lesquelles repose le prestige de la science. Les raisons politiques et morales. Solidarité entre la science et la liberté.

La « banqueroute de la science ». Si l'esprit scientifique engendre anarchie et inertie, quelles vertus suscite la culture scientifique ? Les arguments d'un mathématicien. Ceux d'un érudit. La science est capable d'harmoniser l'âme au profit de ses éléments nobles. Conjonction des valeurs qui suppose une dissociation préalable.

Est-ce à dire que la « volonté de vérité » suffise pour créer la « volonté de société » ? Insuffisance d'une éducation tout intellectualiste. L'initiation sociale suppose une culture des sentiments. En quel sens cette culture reste rationnelle.

Chapitre XIII:
Les Valeurs esthétiques.

L'art considéré comme le créateur des valeurs idéales. La beauté type de la valeur, « autotélique». L'art fin en soi n'est-il pas un produit de différenciation ?

Dans les sociétés primitives l'art semble mêlé à tout : à la vie guerrière comme à la vie sexuelle, à la vie économique comme à la vie religieuse. Mais les valeurs esthétiques ne sont appréciées pour elles-mêmes que lorsque l'art s'est dégagé de ces influences. L'art et le jeu. Ce que l'art ajoute au jeu. « Spontanéité » et « productivité ». Action sur la matière et action sur la société. La part de la technique et la part du sentiment. Par les formes esthétiques où il fait entrer les sentiments, l'art les purifie. Comment l'œuvre d'art libère en même temps qu'elle unit.

En quel sens l'art seconde la moralité. Mais il faut qu'il reste lui-même. La conjonction des valeurs ici encore suppose une dissociation préalable. Nécessité de la culture du goût.

Chapitre XIV:
La Nation et l'enseignement moral.
Toute société suppose un système de valeurs. Les intérêts collectifs se définissent en fonction des croyances. Cela n'est pas vrai seulement des sociétés primitives, mais aussi de la nation moderne, libérale par essence. Laïciser les institutions n'est pas matérialiser les valeurs. Les nations modernes se mettent, elles aussi, au service d'un idéal.

En revient-on ainsi au « patriotisme conditionnel » ? Le polytélisme offre une solution. Déjà, dans les associations partielles on voit les associés viser, en se servant du même moyen, des fins différentes. À plus forte raison la nation apparaît-elle comme le moyen désigné des diverses fins idéales.

Application de ces idées au problème de l'enseignement moral. Le capital commun. Les convergences pratiques. Les vertus qu'on peut rattacher à des principes divergents. Comment l'école laïque peut utiliser à la fois la conjonction et la différenciation des valeurs.

Retour au texte de l'auteur: Célestin Bouglé Dernière mise à jour de cette page le mardi 30 janvier 2007 7:18
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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