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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Durée et simultanéité. À propos de la théorie d'Einstein (1922).
Avertissement pour la 7e édition.


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Henri Bergson, Durée et simultanéité. À propos de la théorie d'Einstein (1922). Ouvrage originalement publié en 1922. Paris: Les Presses universitaires de France, 1968, 7e édition, 216 pages. Collection Bibliothèque de philosophie contemporaine. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole.

Avertissement pour la 7e édition:

Dans la lettre du 29 septembre 1953 à Mme Rose-Marie Mossé-Bastide, qui sert de préface au recueil Écrits et paroles, Édouard Le Roy écrivait :

« Il est clair que nous devons respecter l'interdiction de Bergson quant à la publication d'inédits ; mais ne rentrent pas dans ce cas les textes qu'il a publiés lui-même. À cet égard, la question de la relativité soulève une difficulté : je pense toujours que la solution s'en trouve dans les remarques concernant la double notion du réel. Je répondrais volontiers à Einstein que lui-même ne comprend pas bien la position de Bergson. Mais il faut connaître entièrement celle-ci ; j'en ai longuement causé avec Bergson, il n'a pas fait d'objection à ma remarque, mais il a ajouté avec insistance que le défaut de ses connaissances mathématiques ne lui permettait pas de suivre avec le détail nécessaire le développement de la relativité généralisée et qu'en conséquence il estimait plus sage, pour sa part, de laisser tomber la question. De là son refus de laisser réimprimer Durée et simultanéité. »

Rappelons les faits. En 1922, Bergson publie à la Librairie Félix Alcan Durée et simultanéité (À propos de la théorie d'Einstein). Le 6 avril 1922, Bergson rencontre Einstein à la séance de la Société française de Philosophie (Bull. Soc. fr. Phil., juillet 1922, Écrits et Paroles, III, pp. 497 et sq.). L'année suivante paraît une deuxième édition du livre avec un nouvel Avant-Propos et trois Appendices ; l'un de ces Appendices était une réponse à des observations du physicien Jean Becquerel parues dans le Bulletin scientifique des Étudiants de Paris de mars 1923 et dans son Introduction à l'ouvrage d'André Metz sur La Relativité. En 1924, Bergson envoie à la Revue de philosophie une Lettre sur les temps fictifs et les temps réels, en réponse à un article d'André Metz ; une Réplique de M. André Metz provoque une seconde lettre du philosophe. Ces discussions n'empêchent pas ce dernier de réimprimer son livre sans changement : une sixième édition paraît en 1931. La décision de « laisser tomber la question » serait donc postérieure à cette date.

Ceci dit, quelle est la portée exacte du « refus » dont parlait Édouard Le Roy ? Préférer, dans certaines circonstances, ne pas réimprimer un livre est une chose ; interdire sa réimpression en est une autre : rien ne permet de penser que Bergson ait même envisagé la seconde.

Dans son Testament du 8 février 1937, Bergson formule de façon très précise les interdictions concernant ses manuscrits et ses lettres : s'il avait eu l'intention d'interdire la réédition de Durée et simultanéité, comment ne l'aurait-il pas dit ? Or on ne trouve aucune allusion à cet ouvrage ni dans le texte du testament, ni dans les codicilles. Bien plus, dans La pensée et le mouvant, une très longue note expose, une fois encore, la pensée de Bergson sur la relativité ; elle appartient aux pages ajoutées par l'auteur au texte de 1922, sans doute en 1933, et publiées l'année suivante. Or, sans le moindre embarras, le philosophe écrit : « Nous avons jadis consacré un livre à la démonstration de ces différents points. Nous ne pouvons le résumer dans une simple note. Mais, comme le livre a souvent été mal compris, nous croyons devoir reproduire ici le passage essentiel d'un article où nous donnions la raison de cette incompréhension... » Suit une explication tirée de la réponse à M. André Metz (Édition du Centenaire, p. 1280, n. 1).

Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi le public resterait plus longtemps privé d'un texte aussi important, dont l'intérêt philosophique et historique est tout à fait indépendant des discussions proprement scientifiques et techniques qu'il a pu provoquer. (1)

Jean WAHL,
Henri GOUHIER, Jean GUITTON,
Vladimir JANKÉLÉVITCH.


Notes:

(1) Les références que donne Bergson à ses propres oeuvres sont paginées en fonction des éditions antérieures à 1922.

Rappelons que La pensée et le mouvant ainsi que Les deux sources de la morale et de la religion n'avaient pas encore vu le jour. Ce qui a, par exemple, pour résultat, de référer « L'introduction à la métaphysique » à la Revue de Métaphysique et de Morale de 1903.


Retour au livre de l'auteur: Henri Bergson Dernière mise à jour de cette page le Vendredi 08 août 2003 14:49
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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