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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Jean-Baptiste de Boyer, Marquis d'Argens, 1704-1771
Homme de lettres et philosophe français



Biographie

Cet écrivain et philosophe, originaire de la Provence (il est né à Aix), déiste et ami de Voltaire, parfait représentant du siècle des Lumières, lutta toute sa vie contre l'obscurantisme. Une anecdote raconte que, lors d'une dangereuse tempête, les passagers du navire se mirent à réciter des prières tandis que le marquis d'Argens poursuivit calmement sa lecture des Pensées diverses de Pierre Bayle.(...)

Source: L'encyclopédie Universalis.


Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens, né à Aix-en-Provence le 24 juin 1704, mort au château de La Garde, près de Toulon, le 11 janvier 1771 est un écrivain, français.

Fils d'un procureur général, il suivit la carrière des armes et eut une jeunesse fort licencieuse, ce qui le fit déshériter par son père. Blessé devant Philipsbourg en 1734, il quitta le service et se retira en Hollande, afin de pouvoir y écrire librement ses pamphlets.

Il attira l'attention du roi de Prusse par ses attaques contre le christianisme : ce prince l'appela à sa cour, en fit son chambellan avec 6 000 francs de traitement, et le nomma directeur général de son Académie.

Après avoir vécu 25 ans dans l'intimité de Frédéric II, le marquis d'Argens vint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix. À la mort du marquis, le roi fit ériger un mausolée à sa mémoire dans l'église Notre-Dame de la Seds, à Aix.

Il avait une instruction vaste et variée, et ses écrits sont inspirés par la philosophie sceptique de l'époque.

Robert Darnton considère que d'Argens a probablement été l'auteur du roman philosophico-pornographique Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du P. Dirrag et de Mlle Eradice.1

Source: Wikipédia, L'encyclopédie libre.

Oeuvres

Mémoires de M. le marquis d'Argens (1735)
Mémoires secrets de la République des Lettres (1737-1744)
Lettres cabalistiques (1741)
Lettres juives (1738) (Correspondance philosophique, historique et critique entre un juif voyageur et ses correspondans en divers endroits )
Lettres chinoises (1751)
Philosophie du bon sens (1768)
Correspondance avec Frédéric Il (parution en 1799)
des traductions d'auteurs antiques.


Retour à l'auteur: Franz Boas (1858-1942) Dernière mise à jour de cette page le mardi 5 juin 2007 10:42
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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