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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Karl Marx, Le Capital. Édition populaire
(Résumés-Extraits) par Julien Berchardt, 1919

Préface


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Karl Marx, Le Capital. Édition populaire (Résumés-Extraits) par Julien Berchardt, 1919. Texte français établi par J.-P. Samson. Paris: Les Presses universitaires de France, 1935. Réimpression: PUF, 1963, 4e tirage. Une édition numérique entièrement réalisée par M. Jean Alméras, de Bretagne.

Préface de la première édition
par Julien BORCHARDT
Berlin-Lichterfelde, août 1919


Avec la révolution allemande de novembre 1918, l'ère du socialisme a commencé (Note 1). Socialisme et socialisation sont les mots du jour. Mais que signifie le socialisme ? Non seulement pour l'homme cultivé, mais pour tout le monde, il est devenu aujourd'hui urgent et nécessaire d'en connaître les doctrines fondamentales.

Le fondateur du socialisme scientifique est Karl MARX (né en 1818, à Trèves; mort en 1883, à Londres). Son œuvre essentielle Le Capital rassemble les doctrines fondamentales du socialisme. Connaître ce livre est donc le devoir strict de quiconque veut comprendre ou, à plus forte raison, influencer l'évolution de notre temps.

Devoir, cependant, qui n'est pas des plus faciles à remplir. Celui qui veut lire Le Capital se heurte à une foule de difficultés. Oui, on peut le dire, pour le profane il est absolument illisible. Or la plupart des hommes sont nécessairement des profanes.

Il y a d'abord l'immensité de l'ouvrage. Les trois volumes qui le constituent ne comptent pas moins de 2.200 grandes pages imprimées. Qui peut lire ces 2.200 pages, à moins de vouloir en faire un objet d'étude spéciale et de délaisser toute occupation professionnelle ? A cela s'ajoute un mode d'expression particulièrement difficile à suivre. Ce zèle excessif qui voudrait montrer sous un jour favorable tous les côtés d'un grand homme a fait dire que Marx, écrivain, avait un style clair, direct et facile. Cela n'est même pas juste pour ses plus petits écrits, rédigés pour des journaux. Mais l'affirmer de ses ouvrages d'économie, c'est tout simplement dire une contre-vérité. Pour comprendre son mode d'expression, il faut un effort de pénétration en profondeur,, une grande tension de l'esprit, un contact plein d'amour avec l’œuvre, et condition également indispensable, de vastes connaissances spéciales dans le domaine de l'économie politique. La raison de cette difficulté est fort aisée à reconnaître. L’œuvre de Marx représente un immense travail de pensée. Tout lui était familier de ce que la science économique avait réalisé avant lui, et il en a énormément accru les matériaux par ses recherches personnelles ; tous les problèmes de l'économie, il les a repensés, et ce sont justement les plus difficiles d'entre eux auxquels il a donné des solutions nouvelles. Tout son esprit, toute son énergie se trouvaient à tel point absorbés par le contenu qu'il n'accordait pas d'importance à la forme. A côté de l'abondance des pensées qui ne cessaient de l'occuper, l'expression lui paraissait indifférente. De même, il n'avait sans doute plus le sentiment que quantité des choses qui lui étaient familières et lui paraissaient évidentes pouvaient receler les plus grandes difficultés pour les autres, pour ceux qui ne possèdent point d'aussi grandes connaissances. D'autant plus qu'il n'aura guère songé, sans doute, à écrire pour des profanes. C'est une oeuvre de spécialiste, une oeuvre de science qu'il voulait donner.

Quoi qu'il en soit, il reste que la difficulté de l'expression ne peut être surmontée qu'en y employant une somme de temps et de travail dont le profane ne saurait, par définition, disposer.

A quoi s'ajoute encore une troisième difficulté, la plus importante. L’œuvre de Marx, de la première à la dernière ligne, est d'une seule venue; les différentes parties de sa doctrine dépendent si étroitement les unes des autres qu'aucune d'entre elles ne saurait être bien comprise sans la connaissance des autres. Quiconque entreprend la lecture des premiers chapitres ne peut naturellement savoir ce que contiennent les chapitres ultérieurs et doit donc nécessairement acquérir une image fausse de la doctrine tant qu'il n'a pas étudié les trois volumes jusqu'à la fin.

Cette difficulté est encore accrue du fait que Marx n'a pas pu terminer son œuvre. Il n'a définitivement rédigé que le premier volume du Capital, paru en 1867. Les deux autres tomes n'ont été publiés qu'après sa mort, par son ami Friedrich Engels (
Note 2). Or, ces deux derniers volumes étaient loin d'être prêts pour l'impression, de sorte que Engels a souvent inséré dans le texte les esquisses où Marx jetait, une première fois, ses idées sur le papier. Il en résulte d'innombrables répéti-tions. Le lecteur non prévenu -- et le profane ne saurait l'être -- voit avec surprise la même pensée reparaître sans cesse, sous de nombreux termes, dix fois, quinze fois et davantage encore, sans qu'il en perçoive la raison. Cela explique que les savants eux-mêmes se contentent d'ordinaire de lire le premier volume, et qu'ils sont amenés à mal comprendre ce que Marx a voulu dire. Il en va de même, bien plus encore, pour le profane, pour l'ouvrier, par exemple, qui après avoir dépensé un effort peut-être considérable, dans ses heures de loisir, pour lire jusqu'au bout le premier volume, évitera prudemment la lecture du second et du troisième.

Toutes ces raisons m'avaient, dès avant la guerre, amené à penser qu'il était urgent de rendre lisible Le Capital pour la masse de ceux qui aspirent à en connaître le contenu sans être à même, pour ainsi dire, d'y sacrifier une partie de leur travail et de leur vie. Il ne s'agit pas, bien entendu, de populariser la doctrine de Marx, de procéder à l'une de ces vulgarisations qui consistent à ce qu'un autre expose librement, en essayant de le rendre compréhensible, ce que Marx lui-même enseigne. De tels travaux existent en suffisance. (Souvent, d'ailleurs, ils souffrent du fait que leur auteur n'a lui-même lu que le premier volume, ne considérant pas les deux autres comme essentiels.) Mais il s'agit au contraire de laisser Marx parler lui-même, de présenter son propre ouvrage, ses propres paroles, de manière à ce que tout le monde, avec un peu de temps et de peine, soit en mesure de les comprendre.

Telle était la tâche que je me représentais en esprit depuis des années (Note 3). La guerre et ses loisirs obligatoires m'en ont accordé le temps nécessaire. J'en présente le résultat au publie et dois encore exposer pour quelles raisons je me suis considéré comme capable d'un tel travail, et de quelle façon j'ai procédé.

*
* *

Si j'estime nécessaire de dire quelques mots de ma compétence pour le présent travail, cela vient de la situation politique telle qu'elle s'est constituée en Allemagne depuis la guerre mondiale. Je prévois que les milieux auxquels mon activité politique n'a pas le don de plaire seront tentés de m'accuser d'ignorance, de déclarer que je n'ai jamais rien compris à Marx et ne suis donc pas en droit d'entreprendre pareille tâche. C'est ce genre d'argumentation que je désire écarter de prime abord. J'exposerai donc brièvement ce qui suit.

En 1909, j'ai fait paraître un petit ouvrage sur Les Notions fondamentales de la science économique (Die Grundbegriffe der Wirtschaftslehre), contenant une vulgarisation de la théorie marxiste de la valeur et de la plus-value. Le Hamburger Echo, qui est violemment opposé à la tendance que je représente, mais que les mêmes personnes rédigent encore aujourd'hui, écrivait, le 7 février 1909, à propos de cet opuscule :

« C'est avec raison qu'on a appelé la traduction dans une autre langue un art, spécialement en ce qui concerne les oeuvres des poètes, et cet art est loin d'être aussi simple que beaucoup l'imaginent lorsqu'il s'agit de ne rien laisser perdre, dans le texte traduit, de l'esprit, du parfum, de la couleur et de l'atmosphère de l'original. Une traduction littérale reste loin de compte ; tout au contraire, il faut souvent s'écarter des moyens d'expression de l'original lui-même et en choisir qui soient propres à produire le même effet dans l'autre langue. La loi formulée par Lessing, dans son Laocon, pour divers arts, trouve également ici son application. A titre d'exemples, contentons-nous de citer la traduction d'Homère due à Voss et celle du Don Juan de Byron, par Otto Gildemeister. L'une et l'autre sont moins correctes et moins fidèles, quant à la lettre, que toutes les autres, et cependant, rata pneumata (en esprit) elles sont infiniment plus fidèles, car elles respirent et reflètent l'essence et le caractère de l'original.

« De même, la vulgarisation des ouvrages scientifiques est aussi un art. Là également, beaucoup se sentent appelés, mais il y a peu d'élus. Il ne suffit pas d'extraire les idées et de les servir en abrégé. Presque toujours, il faut soumettre toute la matière à une véritable refonte et, pour la présentation, la disposition et le classement, adopter une démarche originale.
« Science et érudition ne sont pas identiques.

« Les ouvrages scientifiques originaux sont souvent encombrés d'érudition. La théorie, loin d'apparaître comme un tout achevé, conforme à un ordre systématique, y est quelque chose en devenir; l'auteur la développe génétiquement à la fois et dialectiquement, selon des points de vue particuliers, et souvent même à la façon d'une polémique dirigée contre les théories adverses. Or, tout ce travail accessoire, fort savant, mais passible d'égarer facilement le profane, peut et doit être écarté si l'on veut que le résultat proprement scientifique se trouve exposé dans sa pureté, avec une conséquence rigoureusement logique, et soit aisément accessible à tous. Ce qui doit paraître, c'est uniquement le produit et non point la savante démarche du travail, ce qui, naturellement, n'exclut en rien le sérieux de l'exposé. Et si quelques parties du travail accessoire se trouvent présenter un intérêt, il convient de ne les donner que sous forme de compléments spéciaux.

« Le travail de vulgarisation doit en premier lieu se borner à l'essentiel, aux idées principales, et ne pas se surcharger de trop de matière, ce qui outrepasserait le pouvoir d'assimilation de la masse.

« Il n'est pas moins important d'illustrer les abstractions au moyen d'exemples concrets, de cas tangibles empruntés à la vie. Beaucoup ont peine à penser par concepts des objets difficiles et complexes ; les éléments conceptuels une fois analysés æ ce que l'on ne saurait omettre, d'ailleurs æ puis rendus clairs au moyen d'illustrations intuitives, ce qui est abstrait cesse de rester pâle et décoloré, mais entre dans les cerveaux avec une précision toute plastique. La ténacité de la croyance en Dieu a, tout au moins pour une large part, son explication dans le fait que la moyenne des esprits tend à personnifier les idées abstraites.

« Si la matière à exposer est, en outre, illustrée par des comparaisons tirées d'autres domaines, cela n'en vaut que mieux. Et un peu d'esprit semé çà et là, anime le tout et le rend attrayant.

« Toutes choses qui s'appliquent également aux causeries populaires.

« Nous sommes heureux de pouvoir écrire que l'ouvrage de Julian BORCHARDT vulgarise excellemment les idées centrales de l'économie marxiste, et cela, en général, tout à fait dans le sens de ce qu'on vient de lire. Quelle concision, quelle simplicité et quelle clarté dans la façon dont, par exemple, la première page résume la pointe même de la théorie de la plus-value : « Le capital achète la force de travail et paye, à cet effet, le salaire. En travaillant, l'ouvrier crée une valeur nouvelle qui ne lui appartient pas, mais au capitaliste. Il lui faut travailler un certain temps pour restituer la seule valeur du salaire. Mais cela fait, il ne s'arrête pas, il continue, au contraire, à travailler pendant quelques heures de la journée. La valeur nouvelle qu'il produit alors et qui, par conséquent, dépasse le montant du salaire, est la plus-value. » - Des données plus détaillées sur la valeur et le travail, de même que sur le profit du capital, ne sont pas moins clairement exposées à part dans les deux derniers des six chapitres de l'ouvrage, harmonieusement répartis en subdivisions.

« Sans que l'exposition s'en trouve alourdie, l'évolution historique a été mêlée à la coopération et à la division du travail, dans la mesure où elle peut servir à une meilleure compréhension de la production capitaliste.

« Et ainsi de suite.

« Comme l'auteur le dit dans sa préface, il n'a pas voulu présenter un système clos de science économique, mais uniquement la démarche de pensée qui est à la base du Capital de Marx, premier volume. Il y a parfaitement réussi et nous n'hésitons pas à recommander vivement ce petit livre, comme introduction à l'économie marxiste, à tous ceux qui n'ont pas encore une exacte connaissance de cette dernière. »

Voilà sans doute qui suffira à trancher définitivement la question de ma compétence pour le présent travail. J'ajouterai simplement qu'il y a maintenant 30 années en chiffres ronds que j'ai commencé à m'occuper professionnellement, et de la façon la plus intensive, du Capital de Marx et qu'il y aura bientôt 20 ans qu'à la demande de l'Institut des sciences sociales de Bruxelles, j'ai traduit en français (en collaboration avec le camarade belge Vanderrydt) les second et troisième volumes du Capital (Note 4).

*
* *

Encore quelques mots sur la façon dont j'ai cherché à remplir la tâche que je m'étais donnée. Je devais m'efforcer de laisser autant que possible intactes les propres paroles de Marx et de borner mon activité à un travail d'omission et de regroupement. Comme on l'a déjà lu plus haut, la difficulté de l’œuvre de Marx réside, pour une très grande part, dans le fait que, pour en saisir convenablement une des parties, il faudrait, en réalité, connaître déjà toutes les autres. Il n'y aurait guère d'exagération à affirmer que les premiers chapitres doivent faire au profane qui, pour la première fois, se risque à leur lecture, l'impression d'être écrits en chinois. Cela vient justement de ce qu'il n'a encore aucune idée de l'esprit, de la manière de voir particulière à tout l'ouvrage. Pour lui rendre accessible cette dernière, il faut connaître d'importantes études qui n'apparaissent que dans le troisième volume. Aussi, dès la première minute, ai-je su avec évidence que je devais retourner du tout au tout la suite des idées et de leur présentation. Beaucoup de ce qui figure dans le troisième tome a dû être placé tout au commencement. De même, il m'a fréquemment fallu réunir des textes répartis entre plusieurs chapitres souvent fort éloignés, ou au contraire en séparer d'autres, et, ce faisant, rédiger le plus souvent, cela va sans dire, des phrases de transition, tandis que, dans l'ensemble, le texte même de Marx restait invariable.

C'était déjà beaucoup de gagné. S'il arrive, peut-être, que quelqu'un veuille se donner la peine de comparer mon édition avec l'original, on remarquera avec surprise combien de raisonnements, jusque-là des plus pénibles à suivre, sont devenus clairs et compréhensibles par la simple modification de la suite assignée aux idées.

Les coupures n'ont pas été moins fécondes. Il va de soi que, de toutes les innombrables répétitions contenues dans le deuxième et dans le troisième volume, il n'a été retenu et inséré qu'une seule version. Mais, outre cela, mon objet n'était point de reproduire tout l'ouvrage dans tous ses détails. Il fallait, au contraire, procéder à un choix, de manière à ce que le lecteur puisse connaître, à travers les termes mêmes de Marx, l'enchaînement fondamental des pensées, sans être cependant effrayé ou accablé par la trop grande étendue de l'ouvrage. Quiconque en éprouvera le besoin, pourra, en comparant, s'assurer s'il manque peut-être quelque chose d'essentiel. Afin de faciliter ce contrôle, j'ai indiqué, au commencement de tous les chapitres, et partout ailleurs où je l'ai pu, les parties de l'original auxquelles j'ai eu recours.

Il n'en est pas moins resté un nombre assez considérable de passages qu'il n'était pas possible de maintenir tels qu'ils ont été rédigés par Marx. Sinon ils seraient demeurés incompréhensibles, et il a fallu, pour ainsi dire, les « traduire » en allemand. Pour rendre également possible un contrôle à cet égard, et qu'on puisse juger si j'ai pris certaines libertés non permises et modifié le sens de l'original, je citerai deux de ces passages à titre d'exemple.

Dans le 1er volume, chap. 13, 1 (Note 5), l'original porte :

« Dans la coopération simple, et même dans la coopération caractérisée par la division du travail, la substitution de l'ouvrier collectif à l'ouvrier individuel reste toujours plus ou moins accidentelle. Le machinisme, à part quelques exceptions dont il sera question plus tard, ne fonctionne qu'entre les mains (sic) d'un travail directement socialisé ou commun. Le caractère coopératif du procès de travail devient donc maintenant une nécessité technique, imposée par la nature même du moyen de travail. »
Ici, j'ai modifié (p. 95, 96 de la présente édition) comme suit :

« Dans la coopération simple, et même dans la coopération caractérisée par la division du travail, la substitution de l'ouvrier collectif à l'ouvrier individuel reste toujours plus ou moins accidentelle. Le machinisme (à part quelques exceptions dont il sera question plus tard) exige forcément un travail socialisé (c'est-à-dire le travail commun, méthodiquement organisé, de plusieurs). La nature même du moyen de travail transforme dès lors la coopération méthodique en nécessité technique. »

Le 2e volume contient, à la page 54, le passage suivant :

« Si, dans les transactions de notre capitaliste d'argent, l'argent fonctionne comme moyen de paiement (la marchandise n'étant à payer par l'acheteur que dans un délai plus ou moins court), le surproduit destiné à la capitalisation ne se transforme pas en argent, mais en créances, en titres de propriété sur un équivalent que l'acheteur n'a peut-être pas encore en sa possession, mais seulement en vue. (Note 6) »

J'en ai fait ceci (p. 261)

« Si les marchandises vendues par notre capitaliste ne sont pas payables tout de suite, mais seulement au bout d'un certain délai, la partie du surproduit devant être incorporée au capital ne devient pas de l'argent, mais prend la forme de créances, de titres de propriété sur une contre-valeur déjà, peut-être, en possession de l'acheteur, ou bien qu'il a seulement en vue. »

Je terminerai en exprimant l'espoir que ce travail n'aidera pas seulement à la compréhension de Marx, mais encore qu'il sera favorable au savoir économique en général et pourra surtout être utile à la cause du socialisme. Je serais particulièrement heureux si cette mienne édition, à tous accessible, devait éveiller chez nombre de lecteurs le désir de s'attaquer ensuite à l'étude de l'original.

Berlin-Lichterfelde, août 1919.

Julien BORCHARDT.


Notes:

Note 1: Écrit par J. Borchardt en 1919. (Trad.) (Retour à l'appel de note 1)
Note 2: Le 2e vol. en 1885, le 3e vol., en 2 parties, en 1894. (Retour à l'appel de note 2)
Note 3: Une tout autre tâche, par conséquent, que celle que cherche à accom-plir, par exemple, l' « Edition populaire » de KAUTSKY et ECHSTEIN. Cette édition se contente de germaniser les mots étrangers et de traduire les citations en langues étrangères. De plus, elle ne comprend, jusqu'ici, que le premier volume, de 700 grandes pages imprimées. Le 20 et le 30 volume, avec leurs diffi-cultés bien plus grandes, ne sauraient guère se prêter à ce genre de travail. La publication dût-elle cependant en avoir lieu, on se retrouverait en présence d'un ouvrage de 2.000 pages imprimées, dont l'étude ne serait accessible qu'à celui qui pourrait y employer beaucoup de temps et beaucoup d'argent. (Retour à l'appel de note 3
Note 4: Publiés en 1901, à Paris, chez Giard et Brière. (Retour à l'appel de note 4)
Note 5: Tout à fait à la fin du paragraphe, p. 330 de l' « Édition populaire » de KAUTSKY (en alle-mand) ; cf. traduction MOLITOR (édition Costes), t. III, p. 29. - Ici nous traduisons d'ailleurs le plus littéralement possible le texte original, afin de mieux en faire apparaître les différences d avec la version de Borchardt. Ajoutons, en ce qui concerne le texte français de cet ouvrage, que, pour tous les passages tirés du 1er volume du Capital, on a pris soin, chaque fois que l'original du présent « Résumé » le permettait, de maintenir la version française revue personnellement par Marx, tout en respectant la numération des chapitres devenue d'usage depuis lors et reproduite, par exemple, dans les quatre premiers volumes de l'édition complète parue chez Costes. (S.) (Retour à l'appel de note 5)
Note 6: Voir, dans la nouvelle édition de 1931, le passage du chap. 25 (Crises) dont j'ai donné le texte modifié par moi, en reproduisant l'original en note. (Retour à l'appel de note 6)

Retour au texte de l'auteur: Karl Marx Dernière mise à jour de cette page le Dimanche 11 juillet 2004 15:23
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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