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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Friedrich Engels, LA QUESTION DU LOGEMENT. (1887)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Friedrich Engels, LA QUESTION DU LOGEMENT. Paris: Les Éditions sociales, 1969, 130 pp. Collection: Classiques du marxisme. Une édition numérique de Claude Ovtcharenko, journaliste à la retraite dans le sud de la France.

[7]

La question du logement (1887) (1969)

AVANT-PROPOS

par François Billoux

_______

Le logement est une des questions les plus préoccupantes, les plus angoissantes pour des centaines et des centaines de milliers de familles de travailleurs et des classes moyennes en France. Savoir où se loger ou comment payer un loyer sont souvent de véritables obsessions.

À propos de la question du logement fleurissent les appréciations les plus extravagantes. Des propositions plus démagogiques et irréalisables les unes que les autres ne cessent de surgir et d’être présentées comme le remède infaillible.

À défaut de construction de logements, la construction de théories abracadabrantes et l’édification de plans aussi fantaisistes que mirifiques ne chôment pas.

La bourgeoisie a intérêt, ici comme dans les autres domaines, à tout embrouiller.

Une nuée de vautours, trafiquants de tout acabit, se jette sur cette misère du logement. Ils spéculent sur les terrains à bâtir, ils spéculent sur les matériaux de construction, ils spéculent sur les appartements à louer ou à vendre.

*
*     *

La question du logement n’est pas nouvelle. Elle a existé sous tous les régimes. Les esclaves et les serfs en furent les victimes.

Le passage à la grande industrie a cependant considérablement augmenté l’importance du logement :

[8]

La misère du logement, écrit Engels, pour les ouvriers et une partie de la petite bourgeoisie de nos grandes villes modernes n’est qu’un des innombrables maux plus petits et secondaires nés du mode de production capitaliste actuel.

Le développement de la grande industrie a provoqué l’arrivée en masse dans les villes de travailleurs venus de la campagne. La construction des vielles villes devenues de grands centres industriels n’a plus correspondu aux besoins de la vie moderne. Les réalisations des plans d’urbanisme, avec l’élargissement des rues, des usines et des bureaux, ont entraîné la démolition de multiples maisons d’habitation.

La misère du logement ne réside pas dans fait que la classe ouvrière vit souvent dans des logements insalubres. Il en fut ainsi de tout temps pour les classes exploitées.

L’aggravation des mauvaises conditions de logement des ouvriers découle de l’afflux d’habitants dans les grandes villes. L’accroissement considérable des loyers, l’entassement des locataires dans les maisons existences et les meublés sans parler de l’impossibilité même pour beaucoup de trouver un toit.

La misère du logement est une des illustrations de la paupérisation relative et absolue du prolétariat.

Les deux guerres mondiales en détruisant des centaines de milliers de logements ont encore approfondi la crise.

*
*     *

À la question : existe-t-il une solution du problème du logement en régime capitaliste, Engels répond précisément : « Pour y mettre fin, il n’est qu’un moyen : abolir l’exploitation et l’oppression de la classe ouvrière par la classe dominante. » C’est à ce moment seulement que peuvent être prises toutes les dispositions pour résoudre le problème du logement, à commencer par l’expropriation des grands propriétaires, l’utilisation rationnelle des logements existants, puis la construction impétueuse de nouveaux logements.

S’il est vrai qu’en régime capitaliste aucune solution d’ensemble ne peut être apportée à la question du logement, il ne [9] s’ensuit nullement que les communistes s’en désintéressent, au contraire.

Le Parti communiste français, tout en mettant à nu la vanité des prétendues solutions définitives, lutte pied à pied pour une des prétendues solutions définitives, lutte pied à pied pour une politique hardie de construction, notamment avec les H.L.M., contre la plaie des taudis, contre l’augmentation des loyers et des charges locatives.

Dans l’action pour le logement et tout ce qui s’y rattache, il est possible de rassembler avec la classe ouvrière des masses très larges et d’obtenir grâce à cela des résultats non négligeables.

*
*     *

Les trois articles qui constituent le présent ouvrage ont été écrits en 1872 par l’inséparable compagnon de Karl Marx. Cet ensemble reste un document indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la question pour tous ceux qui s’intéressent à la question du logement.

Le lecteur comprendra facilement que ces textes ne peuvent pas répondre à tous les problèmes particuliers de l’heure se rapportant à la question du logement. Ils apportent cependant des explications fondamentales sans lesquelles il est impossible de comprendre et de réfuter les illusions que continuent d’essayer de propager la bourgeoisie et les hommes à son service.

De plus, ces textes vont beaucoup plus loin que la question du logement elle-même. Ils montrent plus généralement le cheminement du mouvement ouvrier international au cours du troisième quart du xixe siècle. Ils soulignent les progrès et les succès remportés par le socialisme scientifique, battant en brèche notamment le proudhonisme. En ce sens, La Question du logement est un des classiques du marxisme.

François Billoux.

[10]



Retour à l'auteur: Friedrich Engels Dernière mise à jour de cette page le lundi 9 février 2015 13:29
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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