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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Le suicide (1897): Étude de sociologie
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Émile Durkheim (1897), Le suicide. Étude de sociologie. Paris: Les Presses universitaires de France, 2e édition, 1967, 462 pages. Collection: Bibliothèque de philosophie contemporaine.

INTRODUCTION

I. Nécessité de constituer, par une définition objective, l'objet de la recherche. Définition objective du suicide. Comment elle prévient les exclusions arbitraires et les rapprochements trompeurs: élimination des suicides d'animaux. Comment elle marque les rapports du suicide avec les formes ordinaires de la conduite

II. Différence entre le suicide considéré chez les individus et le suicide comme phéno-mè-ne collectif. Le taux social des suicides; sa définition. Sa constance et sa spécificité supérieures à celles de la mortalité générale.
Le taux social des suicides est donc un phénomène sui generis ; c'est lui qui constitue l'objet de la présente étude. Divisions de l'ouvrage.

Bibliographie générale
TABLE DES PLANCHES

I. SUICIDES ET ALCOOLISME EN FRANCE (4 cartes)
II. SUICIDES EN FRANCE PAR ARRONDISSEMENTS
III. SUICIDES DANS L'EUROPE CENTRALE
IV. SUICIDES ET DENSITÉ FAMILIALE EN FRANCE (2 cartes)
V. SUICIDES ET RICHESSE EN FRANCE (2 cartes),
VI. TABLEAU DES SUICIDES DES ÉPOUX ET DES VEUFS DES DEUX SEXES, SELON QU'ILS ONT OU N'ONT PAS D'ENFANTS. Nombres absolus


LIVRE I: LES FACTEURS EXTRA-SOCIAUX

CHAPITRE I: LE SUICIDE ET LES ÉTATS PSYCHOPATHIQUES

Principaux facteurs extra-sociaux susceptibles d'avoir une influence sur le taux social des suicides : tendances individuelles d'une suffisante généralité, états du milieu physique

I. Théorie d'après laquelle le suicide ne serait qu'une suite de la folie. Deux manières de la démontrer : 1º le suicide est une monomanie sui generisura; 2º c'est un syndrôme de la folie, qui ne se rencontre pas ailleurs

II. Le suicide est-il une monomanie ? L'existence des monomanies n'est plus admise. Raisons cliniques et psychologiques contraires à cette hypothèse

III. Le suicide est-il un épisode spécifique de la folie ? Réduction de tous les suicides vésaniques à quatre types. Existence de suicides raisonnables qui ne rentrent pas dans ces cadres ...

IV. Mais le suicide, sans être un produit de la folie, dépendrait-il étroitement de la neurasthénie ? Raisons de croire que le neurasthénique est le type psychologique le plus général chez les suicidés. Reste à déterminer l'influence de cette condition individuelle sur le taux des suicides. Méthode pour la déterminer: chercher si le taux des suicides varie comme le taux de la folie. Absence de tout rapport dans la manière dont ces deux phénomènes varient avec les sexes, les cultes, l'âge, les pays, le degré de civilisation. Ce qui explique cette absence de rapports : indétermination des effets qu'implique la neurasthénie

V. Y ait-il des rapports plus directs avec le taux de l'alcoolisme ? Comparaison avec la distribution géographique des délits d'ivresse, des folies alcooliques, de la consommation de l'alcool. Résultats négatifs de cette comparaison.


CHAPITRE Il LE SUICIDE ET LES ÉTATS PSYCHOLOGIQUES NORMAUX. LA RACE. L'HÉRÉDITÉ

I. - Nécessité de définir la race. Ne peut être définie que comme un type héréditaire ; mais alors le mot prend un sens indéterminé. D'où nécessité d'une grande réserve.

II. - Trois grandes races distinguées par Morselli. Très grande diversité de l'aptitude au suicide chez les Slaves, les Celto-Romains, les nations germaniques. Seuls, les Allemands ont un penchant généralement intense, mais ils le perdent en dehors de l'Allemagne.

De la prétendue relation entre le suicide et la hauteur de la taille : résultat d'une coïncidence

III. - La race ne peut être nu facteur du suicide que s'il est essentiellement héréditaire ; insuffisance des preuves favorables à cette hérédité : 1º La fréquence relative des cas imputables à l'hérédité est inconnue ; 2º Possibilité d'une autre explication ; influence de la folie et de l'imitation. Raisons contraires à cette hérédité spéciale: 1º Pourquoi le suicide se transmettrait-il moins à la femme ? 2º La manière dont le suicide évolue avec l'âge est inconciliable avec cette hypothèse


CHAPITRE III LE SUICIDE ET LES FACTEURS COSMIQUES

I. Le climat n'a aucune influence

Il. La température. Variations saisonnières du suicide ; leur généralité. Comment l'école italienne les explique par la température

III. Conception contestable du suicide qui est à la base de cette théorie. Examen des faits : l'influence des chaleurs anormales ou des froids anormaux ne prouve rien ; absence de rapports entre le taux des suicides et la température saisonnière ou mensuelle ; le suicide rare dans un grand nombre de pays chauds.

Hypothèse d'après laquelle ce seraient les premières chaleurs qui seraient nocives. Inconciliable : 1º avec la continuité de la courbe des suicides à la montée et à la descente ; 2º avec ce fait que les premiers froids, qui devraient avoir le même effet, sont inoffensifs

IV. Nature des causes dont dépendent ces variations. Parallélisme parfait entre les variations mensuelles du suicide et celles de la longueur des jours ; confirmé par ce fait que les suicides ont surtout lieu de jour. Raison de ce parallélisme : c'est que, pendant le jour, la vie sociale est en pleine activité. Explication confirmée par ce fait que le suicide est maximum aux jours et heures où l'activité sociale est maxima. Comment elle rend compte des variations saisonnières du suicide preuve confirmatives diverses.
Les variations mensuelles du suicide dépendent donc de causes sociales


CHAPITRE IV L'IMITATION

L'imitation est un phénomène de psychologie individuelle. Utilité qu'il y a à chercher si elle a quelque influence sur le taux social des suicides.

I. Différence entre l'imitation et plusieurs autres phénomènes avec lesquels elle a été confondue. Définition de l'imitation.

II. Cas nombreux où les suicides se communiquent contagieusement d'individu à individu ; distinction entre les faits de contagion et les épidémies. Comment le problème de l'influence possible de l'imitation sur le taux des suicides reste entier.

Ill. Cette influence doit être étudiée à travers la distribution géographique des suicides. Critères d'après lesquels elle peut être reconnue. Application de cette méthode à la carte des suicides français par arrondissements, à la carte par communes de Seine-et-Marne, à la carte d'Europe en général. Nulle trace visible de l'imitation dans la répartition géographique.
Expérience à essayer le suicide croît-il avec le nombre des lecteurs de journaux Raisons qui inclinent à l'opinion contraire

IV. Raison qui fait que l'imitation n'a pas d'effets appréciables sur le taux des suicides : c'est qu'elle n'est pas un facteur original, mais ne fait que renforcer l'action des autres facteurs.
Conséquence pratique de cette discussion : qu'il n'y a pas lieu d'interdire la publicité judiciaire.
Conséquence théorique : l'imitation n'a pas l'efficacité sociale qu'on lui a prêtée


Revenir aux ouvrages de l'auteur: Durkheim. Dernière mise à jour de cette page le jeudi 22 octobre 2015 15:48
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
 
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