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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Éléments d'une doctrine radicale (1933)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir du livre d'Alain (Émile Chartier), Éléments d'une doctrine radicale. 165 propos écrits de 1906 à 1914 et de 1921 à 1924. Paris: Librairie Gallimard, 1933, 4e édition. Collection “Les documents bleus” no 24, 315 pp. Une édition numérique réalisée par ma fille, Pascale Tremblay, bénévole, dans son congé de fin de session à Mc Gill, en décembre 2002.


Introduction:

Le tribun, 15 mai 1924
La politique du simple soldat, 16 juin 1922
La politique du citoyen, 24 janvier 1923
Des moutons, 13 avril 1923
Encore des moutons, 12 mai 1923.


Le tribun

On m'a dit plus d'une fois : « Vous êtes le dernier radical, ou peu s'en faut. Cette espèce disparaît comme a disparu l'aurochs ». J'en riais bien. Maintenant j'en ris encore mieux. Le radicalisme n'est point vieux ; il est encore enfant. Il me semble que l'on peut deviner ce qu'il sera ; c'est le seul sujet neuf qu'il y ait encore dans la politique, où presque tout a été dit.

L'art des gouvernants a été étudié de fort près. Sous la forme militaire, il touche à la perfection. Un colonel sait persuader et sait punir ; les grades intermédiaires, si bien ménagés, font circuler le commandement jusqu'aux extrémités du grand et redoutable corps. Tous les pouvoirs ont les yeux fixés sur ce modèle. Le pouvoir de police n'en diffère presque point. Tous les pouvoirs, celui du juge comme celui de l'industriel, s'appuient sur ces deux-là. D'où l'ordre, chose louable et bonne, qui mérite l'obéissance, et qui, au reste, l'obtient.

Les choses allant ainsi, par la persuasion et la force ensemble, il est inévitable que le citoyen soit gouverné plus qu'il n'est nécessaire. Par exemple l'armée s'étend et s'établit, sans aucun projet et par sa seule nature. Toutes les parties du pouvoir imitent l'armée. Quel est le programme d'un président ? Il demande de nouveaux pouvoirs. Quelquefois on s'y laisse prendre et on l'attend au bien qu'il veut faire. Or le bien qu'il veut faire, c'est toujours d'étendre bon pouvoir, ainsi que tous les pouvoirs concordants. Cette idée est quelquefois naïvement exprimée, par des hommes qui se disent démocrates et qui croient l'être. Il suffit à leurs yeux que le peuple soit consulté de temps en temps, de façon qu'il puisse choisir d'autres maîtres ou confirmer ceux qu'il a.

Or le peuple, chez nous, va obstinément à une autre fin, toutes les fois qu'il trouve passage. Il n'élit point tant des chefs que des contrôleurs. Selon une idée qui est à peine entrevue, le chef de l'État n'est point tant le chef de tous les bureaux que le délégué du peuple, le Citoyen modèle qui a charge de découvrir tous les abus de pouvoir, et d'y mettre fin. Plus évidemment, les ministres sont comme des tribuns, chacun d'eux ayant la surveillance d'une de ces puissantes administrations, qui toutes tyranniseraient si on les laissait faire. Ainsi le ministre de la guerre n'est nullement le chef de l'armée, mais plutôt le représentant des citoyens ; et c'est ce que les vrais militaires ont toujours senti.

Sur cet exemple, essayons de comprendre comment un ministre, homme scrupuleux d'ailleurs, homme de labeur, homme de jugement, peut se tromper et nous tromper, de bonne foi. Le voilà, à ce qu'il croit, chef de l'armée, et général sur les généraux. Il s'use d'abord à apprendre ce nouveau métier; il n'y parvient pas ; il prend conseil de ceux qui le savent, et bientôt il ne décide que d'après leurs propositions. Et cela serait sage, si le ministre avait pour mission d'être le général des généraux. Il suffit d'avoir touché au métier militaire pour savoir que c'est un très difficile métier. Mais aussi le métier de ministre n'est ni d'administrer ni de commander comme chef de l'armée, mais plutôt de s'opposer aux empiètements de cette puissante et vorace organisation. C'est dire qu'il ne doit point rechercher les éloges des militaires, et qu'il doit même s'en défier, et, bien plus, se résigner à se voir suspect et même abhorré. Chacun trouvera sans peine d'illustres exemples d'un genre et de l'autre. Or il arrive que le ministre qui oublie son mandat et se fait plus militaire que les militaires, est finalement puni et chassé, quoique trop tard ; et inversement celui qui a osé faire son devoir de tribun sans craindre le redoutable esprit de corps, est finalement acclamé, quoique trop tard. Cette justice du peuple, encore lente et boiteuse, fait pourtant voir un profond changenient dans la politique réelle. Chacun sent bien que, comme le député est le délégué du peuple, ainsi le ministre est le délégué des députés, qui a charge de porter le regard du peuple jusque sur les régions secrètes où les pouvoirs coalisés préparent et poursuivent leurs projets chéris. Comprenez pourquoi l'esprit radical est si violemment méprisé. Donnez une pensée à Combes, à Pelletan, à Caillaux.

15 mai 1924.


La politique du simple soldat

Je suis né simple soldat. Les curés, qui m'enseignèrent ce qu'ils savaient et que je sus promptement aussi bien qu'eux, ne s'y trompèrent jamais ; et ils considéraient mes étonnantes versions à peu près comme nous faisons pour les nids d'oiseaux ou l'hydrographie du castor ; cela étonne en d'humbles bêtes. Un bon nombre de mes camarades étaient nés officiers, et je le reconnus tout de suite, car ils me traitaient sans façon et lançaient ma casquette dans les arbres. A quoi je trouvai un remède, qui était de lancer un bon coup de poing de temps en temps. Plus tard, je me protégeai plus élégamment par un genre de raillerie redoutable. Ce que j'écris ici n'est donc point pour me plaindre de mon sort, mais plutôt pour rendre compte de mes opinions à ceux qui s'en étonnent et même s'en attristent; cela vient de ce qu'ils sont nés officiers. Non point sots ; il n'y a point tant de sots ; mais plutôt persuadés qu'il y a des hommes qui sont nés pour commander, et qu'ils sont de ceux-là. Et c'est ce que je reconnais de fort loin à un certain air de suffisance et de sécurité, comme s'ils étaient précédés d'une police invisible qui éloigne la canaille. J'en vois de tous métiers, les uns officiers dans le sens propre, d'autres, épiciers, d'autres, curés, d'autres, professeurs, journalistes, portiers, ou suisses d'église. Ils ont ceci de commun qu'ils sont assurés qu'un blâme de leur part ou seulement un avertissement me feront abandonner aussitôt mes opinions de simple soldat ; espérance toujours trompée.

Plus tard, et alors que j'étais mêlé, par grand hasard, aux docteurs de la loi, j'ai reconnu un de mes frères dans un boursier qui ne se privait pas d'enlever les premières places à des officiers de naissance ; on ne lui en faisait pas reproche, mais plutôt de garder, avec ces avantages, une manière de juger qui ne s'y accordait point. « Comment ? Vous qui êtes boursier... » ; cela fut dit plus d'une fois, avec une nuance de tristesse, par un politique du Temps, qui était né colonel. Ce boursier était de première force pour le grec et le latin ; mais il manquait de ruse. C'est un crime que de manquer d'ambition, et c'est une faute de le laisser voir aux voleurs de casquettes, comme je le compris vers ma septième année.

J'aime les socialistes cotisants, et je suis disposé par sentiment à me trouver toujours avec eux, « pour le meilleur et pour le pire », comme dit le proverbe. Mais, dans leurs chefs de section et dans leurs prêcheurs de doctrine, j'ai presque toujours reconnu l'officier né ; d'où une prompte retraite dans le marais des misérables grenouilles radicales, toujours piétinées par l'orgueilleuse doctrine. Je fais une exception pour Jaurès, en qui j'ai reconnu du plus loin le simple soldat de vraie vocation ; à ce signe notamment, qu'il n'a jamais cherché à me convaincre, et qu'il n'y a même pas pensé. Me voilà donc boursier toujours, et toujours mal pensant; toujours revenant à dire ce que toutes les grenouilles pensent, d'être ainsi piétinées ; toujours à dire ce qu'elles ne savent pas dire ou ce qu'elles n'osent pas dire ; retournant ainsi, noire ingratitude, la rhétorique contre ceux qui me l'ont apprise, et piquant César avec mon coupe-choux. Un bon diable, et grand ami à moi toujours, quoiqu'il ait pris des airs d'adjudant, m'a jugé d'un mot, comme je revenais de la guerre. « Soldat mécontent », a-t-il dit. Veuillez bien comprendre combien notre politique serait simple et claire, s'il était interdit de parler ou d'écrire à ceux qui ne sont pas au moins capitaines,

16 juin 1922.


La politique du citoyen


« Ne faites donc pas de politique ; réservez votre temps et vos forces pour les choses de l'esprit, qui sont plutôt votre affaire ». Ce conseil me fut donné plus d'une fois, et une fois par un homme savant, profond et vénérable. Mais je n'y ai point prêté attention, pas plus cette fois-là que les autres. Il faut toujours quelque passion qui vous mette la plume à la main. L'ambition propre à l'écrivain m'ayant toujours fait défaut, il est probable que je n'aurais rien écrit du tout, si je n'avais trouvé deux ou trois fois l'occasion de journaux radicaux qui manquaient d'argent et que les gens de bonne compagnie voulaient ignorer. C'est ainsi que j'ai pris le goût et peut-être le besoin d'écrire. Et, de même, si j'ai si longtemps parlé et discuté dans les Universités Populaires, c'était moins pour instruire le peuple que pour m'établir bien clairement en amitié avec lui, contre les Châteaux, les Académies et les Importants, que je n'aime point. Un Important culbuté et humilié fait le plus beau spectacle pour mon goût. Par exemple lorsque le sénateur Ribot, grand prêtre de l'importance, vint offrir un ministère neuf à une Chambre neuve, je connus un bon moment après beaucoup d'autres. Il est vrai que depuis, les Importants ont mis le pied sur notre tête. Prouvez-moi que cela est sans remède, et qu'on ne reverra plus ce qu'on a vu, alors je me ferai quelque tour d'ivoire.

À vrai dire cette idée. élégante, qu'il faut laisser la politique aux politiques, est de style ancien, comme la petite cravate, la redingote et les bottines à élastiques. Les hommes qui me conseillaient comme j'ai dit n'avaient point connu le service militaire obligatoire, qui nous fait politiques malgré nous. Le fait du Prince était à leurs yeux comme un fait de nature, dont ils se garaient comme d'une voiture, force supérieure. Mais maintenant il faut écraser ou être écrasé. Si l'on n'est officier, il faut être homme de troupe. Ce sont des officiers toujours qui écrivent une fois de plus Grandeur et Servitude. Le rêve de l'Important est de servir pour Commander ; et je comprends bien que la seille politique, qui est de résistance et de critique, n'ait point de sens pour eux, ni aucun intérêt. A ce compte-là je dis que la plupart des politiques méprisent la politique, mais au contraire attendent le fait du Prince, et l'adorent, de même qu'un commandant de chasseurs à pied prépare la guerre et la fait de toute son Importance, sans regarder le moins du monde aux causes ; il nage librement dans ce milieu favorable, et les politiques de même, comme on a vu. A ceux qui ne cherchent nullement le pouvoir sous aucune forme, que reste-t-il donc ? La politique réelle, c'est-à-dire un effort continu contre le despotisme militaire et le despotisme politique, qui ne font qu'un. Ce qui revient à ramener tout pouvoir an pouvoir civil, qui fait d'un ministre un employé supérieur, semblable à l'agent aux voitures et an facteur. Un tel pouvoir ne gêne personne. Mais l'Importance, dès qu'on la laisse faire, gêne tout le monde. Nous en avons fait l'expérience.

24 janvier 1923.


Des moutons


Le mouton est mal placé pour juger ; aussi voit-on que le berger de moutons marche devant, et que les moutons se pressent derrière lui ; et l'on voit bien qu'ils croiraient tout perdu s'ils n'entendaient plus le berger, qui est comme leur dieu. J'ai entendu conter que les moutons que l'on mène à la capitale pour y être égorgés meurent de chagrin dans le voyage, s'ils ne sont pas accompagnés par leur berger ordinaire. Les choses sont ainsi par la nature, car il est vrai que le berger pense beaucoup aux moutons et au bien des moutons ; les choses ne se gâtent qu'à l'égorgement ; mais c'est chose prompte, séparée, et qui ne change point les sentiments.

Les mères brebis expliquent cela aux agneaux, enseignant la discipline moutonnière, et les effrayant du loup. Et encore plus les effrayant du mouton noir, s'il s'en trouve, qui voudrait expliquer que le plus grand ennemi du mouton c'est justement le berger. « Qui donc a soin de vous ? Qui vous abrite du soleil et de la pluie ? Qui règle son pas sur le vôtre afin que vous puissiez brouter à votre gré ? Qui va chercher à grande fatigue la brebis perdue ? Qui la rapporte dans ses bras ? Pour un mouton mort de maladie, j'ai vu pleurer cet homme dur. Oui je l'ai vu pleurer. Le jour qu'un agneau fut mangé par le loup, ce fut une belle colère, et le maître des bergers, providence supérieure et invisible, lui-même s'en mêla. Il fit serment que l'agneau serait vengé. Il y eut une guerre contre les loups, et cinq têtes de loups clouées aux portes de l'étable, pour un seul agneau. Pourquoi chercher d'autres preuves ? Nous sommes ses membres et sa chair. Il est notre force et notre bien. Sa pensée est notre pensée ; sa volonté est notre volonté. C'est pourquoi, mon fils agneau, tu te dois à toi-même de surmonter la difficulté d'obéir, ainsi que l'a dit un savant mouton. Réfléchis donc, et juge-toi. Par quelles belles raisons voudrais-tu désobéir ? Une touffe fleurie ? Ou bien le plaisir d'une gambade ? Autant dire que tu te laisserais gouverner par ta langue ou par tes jambes indociles. Mais non. Tu comprends assez que, dans un agneau bien gouverné, et qui a ambition d'être un vrai mouton, les jambes ne font rien contre le corps tout entier. Suis donc cette idée ; parmi les idées moutonnières, il n'y en a peut-être pas nue qui marque mieux le génie propre au vrai mouton. Sois au troupeau comme ta jambe est à toi ».

L'agneau suivait donc ces idées sublimes, afin de se raffermir sur ses pattes ; et il avait grand besoin d'être raffermi, car il était environné d'une odeur de sang, et il ne pouvait faire autrement qu'entendre des gémissements bientôt interrompus ; enfin il pressentait quelque chose d'horrible. Mais que craindre sous un bon maître, et quand on n'a rien fait que par ses ordres ? Que craindre lorsque l'on voit le berger avec son visage ordinaire, et tranquille ainsi qu'au pâturage ? A quoi se fier, si l'on ne se fie à cette longue suite d'actions qui sont toutes des bienfaits ? Quand le bienfaiteur, quand le défenseur reste en paix, que pourrait-on craindre ? Et même si l'agneau se trouve couché sur une table sanglante, il cherche encore des yeux Je bienfaiteur, et le voyant tout près de lui, attentif à lui, il trouve dans son cœur d'agneau tout le courage possible. Alors passe le couteau ; alors est effacée la solution, et en même temps le problème.

13 avril 1923.


Encore des moutons


Poursuivant mes études de la politique moutonnière, où je suis entré en suivant Platon, je venais à comprendre que les moutons ont un grand pouvoir sur le berger, et presque sans limite. Car si les moutons maigrissent, ou si seulement leur laine frise mal, voilà que le berger est malheureux, et sans aucune hypocrisie. Que sera-ce si les moutons se mettent à mourir ? Aussitôt le berger de chercher les causes, d'enquêter sur l'herbe, sur l'eau et sur le chien. On dit que le berger aime son chien, qui est comme son ministre de la police ; mais il aime encore bien mieux ses moutons. Et s'il est prouvé qu'un chien, par trop mordre, ou par trop aboyer, enfin par une humeur de gronder toujours, enlève à ses administrés appétit de manger, d'aimer et de vivre, le berger noiera son chien. C'est une manière de dire que les opinions du troupeau font loi aux yeux du berger, même les plus folles ; et le berger ne s'arrêtera point à dire que les moutons sont bien stupides, mais il s'appliquera aussitôt à les contenter, remarquant le vent, qu'ils aiment, coin,mont ils s'arrangent du soleil, quels bruits ils redoutent, et quelle odeur les jette en panique.

C'est pourquoi le berger ne serait nullement hypocrite s'il parlait en ces termes à ses moutons : « Messieurs les moutons, qui êtes mes amis, mes sujets, et mes maîtres, ne croyez pas que je puisse avoir sur l'herbe on sur le vent d'autres opinions que les vôtres ; et si l'on dit que je vous gouverne, entendez-le de cette manière, que j'attache plus de prix à vos opinions que vous-mêmes ne faites, et qu'ainsi je les garde dans ma mémoire, afin de vous détourner de les méconnaître, soit par quelque entraînement, soit par l'heureuse frivolité qui est votre lot. Vous n'avez qu'à signifier, dans chaque cas, ce qui vous plaît et ce qui vous déplaît, et ensuite n'y plus penser. Je suis votre mémoire et je suis votre prévoyance, qu'on dit plus noblement providence. Et si je vous détourne de quelque action qui pourrait vous réduire, comme de brouter l'herbe mouillée ou de dormir au soleil, c'est que je suis assuré que vous la regretteriez. Vos volontés règnent sur la mienne ; mais c'est trop peu dire, je n'ai de volonté que la vôtre, et enfin je suis à vous ».

Ce discours est vrai et vérifié. Ainsi qui voudrait instituer le suffrage universel chez les moutons, par quoi le berger pût être contrôlé et redressé continuellement, s'entendrait répondre que ce contrôle et redressement va de soi, et définit le constant rapport entre le troupeau et le berger. Imaginez maintenant que les moutons s'avisent de vouloir mourir de vieillesse. Ne seraient-ce pas alors les plus ingrats et les plus noirs moutons ? Une revendication aussi insolite seraitelle seulement examinée ? Trouverait-on dans le droit moutonnier un seul précédent ou quelque principe ce rapportant à une thèse si neuve ? Je gage que le chien, ministre de la police, dirait au berger : « Ces moutons ne disent point ce qu'ils veulent dire ; et cette folle idée signifie qu'ils ne sont pas contents de l'herbe ou de l'étable. C'est par là qu'il faut chercher. »

12 mai 1923.

Retour au livre de l'auteur: Alain (Émile Chartier) Dernière mise à jour de cette page le mardi 29 mai 2007 20:00
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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